Il est de ces moments où l’impression grandissante d’un moment dans lequel on est prisonnier se fait de plus en plus ressentir.
(une heure s’est écoulé entre cette première ligne et le reste, le ton risque de changer, les sentiments restent les mêmes)
J’en peux plus, j’ai envie de hurler pause au monde qui m’entoure à la planète entière. STOP arrête de tourner connasse j’étouffe ! La semaine c’est travail et deadlines de plus en plus courtes le jour (et parfois la nuit), le soir c’est pareil sauf qu’il faut caser des gens à voir et faire des choses. Le week-end même galère, aller voir le cheval, trouver parfois le temps de le monter, voir des gens, voir les vrais amis, ceux de Reims, ceux de Saint-Dizier, et toujours le temps, la route, penser à dormir, penser à manger, trouver quelques euros pour se payer un resto ou un mojito, et repartir.
Tout devient corvée, trouver un appartement pour la rentrée, prévoir au moins une semaine de vacances, faire des courses, savoir que tel jour à telle heure on doit se trouver à tel endroit, TOUT, sans exception.
Une seule envie, tout arrêter, envoyer valser le travail et les gens qui nous en donnent, ces amis qui comptent pourtant, le téléphone portable, la montre, le réveil, les obligations, les factures à payer, les mails auxquels il faut répondre, le rapport de stage, les formalités administratives, les fêtes nationales.
S’arrêter pour un temps indéfini sans se soucier du monde qui nous entoure, vivre en ermite dans les bois au rythme de la nature. Mais non on se colle un sourire sur la gueule, on simule, pour au final se faire “avoir” (remplacer par un mot plus vulgaire associé à une pratique sexuelle) sans lubrifiant et continuer de sourire parce qu’on ne peut pas envoyer valser ce/ceux qui entoure/entourent sans raison apparente juste parce qu’on a besoin de temps avec soi-même pour souffler en prévision de jours meilleurs.
Aujourd’hui je jongle et ça risque de durer pendant un moment encore, putain de vie. Là j’ai juste envie de voir M. ma meilleure amie, celle avec laquelle on ne prévoit jamais rien plus de 20 minutes à l’avance, celle avec laquelle on peut parler des heures allongés sur le carrelage froid une cigarette à la bouche et le noyau dur Rémois (celui des soirées qui se terminent à 7h du mat’ même si avec eux il faut prévoir, tmts) ainsi que S. et (la) Loula et de tout arrêter.
Désolé pour les autres, vraiment.
Monsieur Loyal me propose une nouvelle balle, je prends ? J’envisage aussi des vacances chez des moines muets pour enfin pouvoir lire la Bible…
Post Scriptum (au sens propre) : je ne sais pas si mon propos est clair mais j’ai besoin que ça sorte, à un moment donné tu ne peux pas tout garder en toi.